Le gouvernement muscle son dispositif de soutien économique. Réuni ce jeudi, le Conseil de gouvernement a approuvé un projet de décret portant ouverture de crédits supplémentaires au profit du budget général de l’État. Une décision destinée à absorber les répercussions de la conjoncture internationale sur l’économie nationale et à maintenir plusieurs mécanismes de soutien social.
Présenté par le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, le texte s’appuie sur les dispositions prévues par la loi organique relative à la loi de finances. L’objectif affiché est clair : permettre à l’État de mobiliser rapidement des ressources additionnelles pour couvrir des dépenses jugées urgentes et imprévues au titre de l’exercice 2026.
Dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient et la volatilité des marchés énergétiques, l’Exécutif veut éviter une nouvelle pression sur les ménages. Cette enveloppe budgétaire servira notamment à maintenir les mécanismes de compensation liés au gaz butane, aux tarifs de l’électricité ainsi qu’au transport des personnes et des marchandises.
Le gouvernement cherche ainsi à amortir l’impact de la hausse des cours mondiaux du gaz naturel, du charbon et du fioul, qui continue de peser sur les équilibres économiques. À travers cette décision, l’État entend préserver le pouvoir d’achat et limiter les répercussions directes sur les consommateurs.
Une partie des crédits supplémentaires sera également consacrée aux mesures d’urgence déployées après les inondations qui ont frappé les régions du Gharb et du Loukkos. Ces financements permettront d’accompagner les opérations de prise en charge et les interventions décidées conformément aux Hautes Instructions Royales.
Le décret prévoit aussi le renforcement du capital de certains établissements et entreprises publics confrontés à l’évolution du contexte international et aux nouvelles contraintes budgétaires.


